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10.03.2006

Rue, quand tu me tiens!

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Sales, affamés, errants, les emblèmes de fragilité et d'innocence tentent de survivre dans cette jungle qu'est la rue, la cruelle rue de casablanca.

Les uns sont orphelins, d'autre fugueux et certains tout bonnement abandonnés, quelle tristesse que de voire de si jeunes garçons livrés à leur triste sort, sans protection, affection ou attention. De faibles enfants exposés de la sorte aux dangers de la rue, des adultes malveillants et des autres faibles enfants dans leur même cas.

Trois jeunes garçons, ne dépassant pas les 13 ou 14 printemps, regrouppés près d'un feu rouge, désormais pris comme lieu de travail, là ou ils vendent des boites de mouchoirs en papier, peut être unique source de revenus pour subvenir à leurs besoins en nourriture, cigarrettes, drogues, alcool ...
Malheureux de dire qu'à cet âge là, ces enfants en connaissent un peu trop de ces substances destructrices.

Ces jeunes enfants se ressemblaient, les mêmes haillons, les mêmes saletés sur leurs mains et  leurs visages, mais l'un deux étaient nettement plus faible,cela était évident puisque les deux autres s'étaient emparé de lui, avaient jeté ses boites de mouchoirs à même le sol, le bousculaient, le trainaient par terre.
Leurs rires étaient insupportables, ils ricanaient, on aurait dit des corbeaux.
Ces enfants se nourrissent du mépris, perdent tous sens de sociabilité, se dénuent de tout sentiment d'amitié, de fraternité, de partage, d'entre-aide... Ils en arrivent au point de se déchirer pour quelques malheureux dirhams.
Le jeune garçon tentait en vain de rammasser sa maigre recette, ils le tiraient par ses vêtements, l'un le jettait à l'autre, il sera leur jouet de la soirée.

je ne sais pas comment s'est fini cette horrible scène, mais une chose est sûre, personne ne choisit sa manière de vivre, le destin a été cruel avec ces enfants, il en existe des milliers dans nos rues, cela aurait pu être moi, toi...

Ceci n'était qu'une scène devenue ordinaire dans les rues de casablanca,

ce n'était qu'un vendredi soir sur la terre...


podcast
Lyrics

Commentaires

On dirait que c’est la musique qui t’inspire, mais à mon avis ça doit être quelque chose d’autre, de plus sacrée ! Le texte est beau, pour déclencher un très bon débat, mais sûrement pas pour trouver des solutions.

En tout cas merci pour la chanson :o)

Ecrit par : Ismael | 10.03.2006

La musique m'inspire bcp je l'avoue, mais pour ce billet là c'est le fait de voir ces enfants qui m'a le plus donné envie d'en parler.
J'écris pour donner libre cours à mon envie, déclencher des débats serait interessant dans la mesure où des solutions peuvent être suggérer.
Ce fleau n pas nouveau Ismael, et si des solutions pouvaient contribuer à l'arrêter, on n'attendrait certainement pas qu'une timide blogeuse comme moi en parle.
Merci pour ton intérêt en tout cas, et bonne musique... je ne suis qu'une rêveuse ...de plus.

Ecrit par : ninine | 10.03.2006

Oui, c'est difficilement supportable... j'avais fait un post sur ce thème au mois de novembre...
Je te donne le lien d'une association qui s'occupe de ces enfants. Elle s'appelle Bayti... Leur action est louable mais ils sont débordés, et il n'est pas facile d'acquérir la confiance de ces gosses...

http://www.bayti.net/

Pour ma note:
http://mehdi7.blogspirit.com/archive/2005/11/23/medina-blues.html

Bisoux :-)

Ecrit par : mehdi7 | 10.03.2006

Effectivement, il y'a des jours où ces enfants se mélangent avec le décor de la ville. On passe à côté d'eux, on les voit sans les voir. Mais souvent, leur vue me pousse à réfléchir. Quel crime ont-ils commis? Leurs parents ne les cherchent-ils pas? Pourquoi fait-on venir des enfants au monde si on va les jeter dans la rue par la suite?...
Tu as raisons de dire: ç'aurait pu être moi, ç'aurait pu être toi... ça fait mal à coeur

Ecrit par : Sanaa | 13.03.2006

Ninine, t'es où?

Ecrit par : Sanaa | 26.03.2006

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